Structuration de la filière de la qualité de l'air

Objectifs et domaines d'intervention portées par FIMEA au niveau national et régional

Un aperçu des actions engagées depuis 2009 pour proposer une réponse professionnelle à la gestion des pollutions.

Fiméale1

Lancement des Fiméales

Journées thématiques en partenariats avec des acteurs de référence privés et/ou publics. Fiméales prévues en 2016 : Validation des systèmes de traitement avec les Mines de Douai en mars, Avocats avec le Barreau de Paris en avril,  etc.

 

Commission d'enquête sur le coût économique et financier de la pollution de l'air

Extrait du rapport du Sénat (page 184) : "LA QUALITÉ DE L’AIR : UNE FILIÈRE FRANÇAISE EN CONSTITUTION, UNE EXPERTISE À EXPORTER. La filière française en matière de qualité de l’air s’est développée à partir de l’expertise publique dans ce domaine. D’après la Direction générale des entreprises (DGE) de Bercy, « les éco-activités au sens large représentent 450 000 emplois, dont 8 500 dans des activités liées à la protection de l’air. Le chiffre d’affaires global est de 85 milliards d’euros, dont 10 % pour la protection de l’air ». Toujours selon la DGE, « les investissements pour la protection de l’air » représentent environ 400 millions par an pour les 10 000 établissements industriels suivis par l’Insee et « les dépenses importantes des industriels pour protéger la qualité de l’air offrent des perspectives aux entreprises qui se spécialisent dans ce domaine » ; « l’effort des entreprises en la matière augmente chaque année ». Cela d’autant plus que les domaines liés à la qualité de l’air « ne sont pas des marchés de niche, puisque ce domaine touche tous les secteurs industriels ». La Fédération interprofessionnelle des métiers de l’environnement atmosphérique (Fimea) a vu le jour le 9 septembre 2009 et compte une quarantaine d’adhérents. L’ensemble du secteur est cependant plus large et comporte des métiers divers d’ingénierie, fabrication des équipement des traitement, d’épuration, d’instrumentation, de services de diagnostics, d’analyse et de conseil à la gestion des risques sanitaires et à l’application des réglementations, recherche et développement, communication et formations. D’après Thomas Kerting, vice-président de la Fimea et entrepreneur du secteur, la filière représente 10 000 emplois directs en France. Les applications en matière de lutte contre la pollution de l’air ne sont pas destinées uniquement aux entreprises industrielles mais concernent également les personnes privées. M. Kerting évalue le marché de la dépollution de l’air intérieur chez les particuliers entre 100 et 300 millions d’euros. Un autre secteur est l’information des individus sur la qualité de l’air avec notamment la possibilité de modélisations en 3D permettant à chacun de visualiser les différents types de polluants présents dans son air ambiant. Un autre acteur du secteur évalue le marché de la qualité de l’air dans les lieux publics et les bureaux, au travers des matériaux de construction et de l’ameublement, à 250 millions d’euros au niveau européen."

 

Soutenir la bataille de l'air

Dans La Bataille de l'Air parue aux Editions Descartes 2015 sont bien résumés les enjeux économiques de la qualité de l'air. Les pics de pollution dans les grandes villes ont favorisé une prise de conscience récente de la question de la qualité de l'air, qu'il ne faut pas confondre avec celle du dérèglement climatique dont les causes et les effets sont très différents. L'enjeu sanitaire est massif : l'Organisation mondiale de la santé estime à 7 millions le nombre de décès prématurés observés en 2012 à cause de la pollution de l'air. Le coût économique est considérable : l'OCDE estime que la pollution de l'air pèse sur le bien-être à hauteur de plusieurs centaines de milliards de dollars chaque année en Europe, aux Etats-Unis et en Chine, dont la moitié à cause des activités de transport routier. Les pouvoirs publics ont déjà commencé à créer des réglementations, des taxes adaptées, des marchés de droits à polluer. Les entreprises prennent conscience de l'intérêt économique d'investir dans la qualité de l'air. Des collectivités locales dans le monde entier ont changé la vie quotidienne par des actions intelligentes en matière de transports locaux et d'urbanisme. Toute une économie de l'air pur, créative et non punitive, commence à se mettre en place en Occident comme dans les pays émergents...